La maison s’inscrit dans un ensemble : hameau, rue, quartier, présentant une organisation particulière du bâti : dans une logique traditionnelle, liée aux conditions climatiques (ensoleillement, vents dominants…) et aux contraintes urbaines ou réglementaires.

L’implantation des maisons sur la parcelle et les unes par rapport aux autres, leur volumétrie, leur style et les matériaux utilisés participent à la cohérence et à la qualité urbaine des lieux.

Selon la densité du tissu urbain, l’implantation se fera de façon :
         • continue (quartiers anciens, hameaux, petites parcelles),
         • semi-continue, cas de maisons mitoyennes (quartiers récents, petites et moyennes parcelles),
         • discontinue, cas du bâti isolé (milieu rural, grandes parcelles, bâti d’architecture remarquable).

  les bonnes questions à se poser
 
  • dans quel cas de figure êtes-vous ?
  • quelles sont les caractéristiques paysagères, architecturales et urbaines qui identifient ou mettent
    en valeur les lieux ?
  • en quoi votre maison fera-t-elle partie du quartier ?
  • son style sera-t-il le même que les maisons voisines ? Pourquoi ?
  • si non, par quels éléments s’intégrera-t-elle dans le quartier, dans le paysage ?
.
  la continuité du bâti

La continuité du bâti caractérise les centres bourgs et hameaux. Elle porte sur l’alignement des façades et des murs de clôtures au ras de l’espace public. Elle donne une impression «d’urbanité» et exprime par sa composition d’ensemble (assemblage des volumes, orientation des toitures, percements, matériaux) l’identité du lieu. On peut comprendre que le lotissement avec ses maisons au milieu des parcelles sans lien autre que les clôtures banalisera la frange entre rural et urbain.

La mitoyenneté et l’implantation en limite de parcelle contribuent à créer une ambiance de rue ou de place urbaine, favorisent la qualité du paysage rural, sont source d’économie pour la collectivité comme pour l’usager et réduisent les vis-à-vis.

qf survolez les illustrations ci-dessous pour faire apparaitre les informations.

triangle Hypothèse d'implantation n°1: DÉFAVORABLE.
spacer
Maisons implantées au centre des parcelles, provoquant un morcellement et une absence de fonctions précises des espaces extérieurs. Les espaces latéraux sont inutilisables. L’espace côté rue est dénué d’intimité.
Voirie nécessaire pour 5 maisons alignées : 113 m.

triangle Hypothèse d'implantation n°2: FAVORABLE.spacerMaisons implantées en mitoyenneté et à l’alignement de la rue: on obtient un effet de rue et des jardins à l’intimité préservée. La surface de loisirs d’un seul tenant autorise une grande variété d’usages.
Voirie nécessaire pour 5 maisons alignées : 87 m.
 
  un tissu urbain plus serré

Une implantation plus «serrée» du bâti participe au maintien d’une continuité urbaine entre les quartiers anciens et les lotissements récents. En diminuant l’étalement, elle préserve un paysage de qualité.

 
  une source d’économie

Une implantation en bordure de parcelle permet de profiter pleinement de la surface du terrain.
L’implantation mitoyenne favorise une meilleure isolation (par la réduction des surfaces exposées aux vents) et une économie d’énergie.Elle préserve les ressources foncières de la commune. Elle réduit le coût des déplacements et des infrastructures (voirie, réseaux).
 
  une réduction des vis-à-vis et une gestion d’un espace extérieur d’un seul tenant

La maison n’est plus sous le regard de tous les voisins. Le bâtiment mitoyen peut servir d’écran visuel. La place libérée sur la parcelle permet des plantations plus denses.
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