|
A | B
| C | D | E | F | G
| H | I | J | L | M
| N | O | P | R
| S | T | V |
| haut
de page |
| A |
Aluminium
anodisé : aluminium oxydé en surface,
afin d’en améliorer la résistance à la
corrosion et à la coloration.
Aluminium laqué : aluminium couvert d’une
couche de peinture laquée (souvent au four) pour en améliorer
la résistance à la corrosion.
Appareillage : disposition apparente des matériaux
de construction qui composent une maçonnerie (voir pierre).
Appentis : bâtiment annexe à un versant
de toiture, adossé au bâtiment principal.
Appui (de fenêtre) : partie horizontale
du bas d’un percement sur laquelle la fenêtre s’appuie.
L’appui doit favoriser l’écoulement des eaux
de pluie pour éviter leur pénétration dans
le mur. Pierre taillée, brique, zinc ou enduit lissé jouent
ce rôle sur les bâtiments anciens en finissant la maçonnerie.
Arc : élément courbe formant le
haut d’une ouverture, composé, soit de pierres ou
de briques appareillées, soit d’une pièce unique
de bois, de métal ou de pierre. |
| haut
de page |
| B |
Badigeon
: lait de chaux, pouvant être coloré,
pour la protection et la décoration des enduits extérieurs
et l’assainissement des enduits intérieurs.
Baie : ouverture pratiquée dans un mur
et son encadrement (voir percement).
Bandeau : assise horizontale de pierres ou de
briques formant une saillie sur une façade généralement à hauteur
des planchers, des appuis et des linteaux.
Bardage : revêtement d’un mur extérieur
mis en place par fixation mécanique dans un plan distinct
de celui du nu de la maçonnerie (bardeaux, panneaux ou planches
de bois, autres matériaux…).
Béton cellulaire : béton dont la
fabrication ménage des micro-vides d’air dans le matériau,
ce qui l’allège et lui donne de bonnes qualités
d’isolation thermique.
Bossis : talus plus ou moins large, séparant
deux marais et servant le plus souvent de pâturage.
Bourrine : maison basse traditionnelle du Marais
Breton Vendéen, construite de murs en terre et recouverte
de roseaux (chaume).
Brique creuse : brique comportant des vides par
extrudage de l’argile avant cuisson. Cela confère à ce
produit de bonnes qualités d’isolation thermique. |
survolez
l'illustration ci-dessous pour faire apparaître les
informations |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
| haut
de page |
| C |
Chaînage
: armature destinée à empêcher
l’écartement des murs d’une construction
en maçonnerie. Dans le cas d’un chaînage
périphérique, elle est placée en haut
des murs ou au niveau de chaque plancher.
Chaîne d’angle : assemblage de pierres
superposées alternativement dans le sens du grand et du
petit côté (assemblage «harpé»),
qui forme la rencontre de deux murs en angle.
Charraud : chemin desservant le marais. Formant
talus, il résulte de l’accumulation des argiles retirées
pour creuser les étiers et former les digues.
Chaux : liant de construction obtenu par la calcination
de roches calcaires plus ou moins pures. La classification actuelle
des chaux de construction distingue deux types de chaux naturelles:
la chaux aérienne (CL ou DL) dont la prise s’effectue
sous l’action du gaz carbonique de l’air et la chaux
hydraulique (NHL) dont la prise s’effectue sous l’action
de l’eau. La chaux grasse est une chaux aérienne en
pâte.
Chéneau : rigole ménagée à la
base d’un toit, en zinc ou en creux dans la maçonnerie,
collectant les eaux de pluie.
Cintre : courbure d’un arc ou d’une
voûte. Un arc plein cintre est en demi-cercle.
Coaltar : goudron de houille, noir et visqueux,
utilisé en traitement du bois pour ses propriétés
fongicides (contre les moisissures ou les champignons) et insecticides.
Communs : ensemble des bâtiments d’une
grande propriété utilisés pour le service.
Corniche : ensemble des moulures qui, situées
en partie haute d’un mur de façade, permettent de
supporter le dépassement de la toiture. De pierre, de brique
ou de bois, elle participe au décor de la façade.
Coursive : ce terme désigne à la
fois les galeries de circulation extérieures d’un
bâtiment et les passerelles d’un navire.
Couverture : éléments couvrant un
bâtiment.
Croupe (toit en) : extrémité triangulaire
ou arrondie d’un toit. |
| haut
de page |
| D |
Dalle
: plaque de pierre ou de béton servant à recouvrir
une surface. Appellation locale (Grand Ouest) des gouttières
et chéneaux. Dalle nantaise: chéneau à l’aplomb
d’un mur (utilisé en limite séparative).
Décor : ensemble des motifs d’ornement
d’un ouvrage. Diffère de la modénature.
Domotique : techniques servant à intégrer
les automatismes dans l’habitat (chauffage, énergie,
lumière, sécurité…).
DTU (Dossier Technique Unifié): dossier
servant de référence pour l’usage et la mise
en œuvre des matériaux. |
| haut
de page |
| E |
Encadrement
: partie de la maçonnerie saillante ou peinte
qui entoure un percement.
Enduit : mélange pâteux
ou mortier avec lequel on recouvre une maçonnerie
afin de la protéger. En général
projeté à la machine, il existe plusieurs
finitionsà la main :
• enduit
taloché : lissé à l’aide d’une
taloche, planchette munie d’une poignée.
• enduit
lissé : serré et lissé à la truelle.
• enduit
gratté : gratté à la truelle avant sa
prise complète.
Épi de faîtage : éléments
de zinc ou de terre cuite qui couronnent les deux extrémités
du faîte d’un toit.
Essences (de bois) : qualifie la nature et
l’origine du bois utilisé dans la construction et
l’ameublement.
Etier : cours d’eau permettant d’alimenter
les marais en eau ou d’évacuer l’excédent à marée
basse. |
| haut
de page |
| F |
Faîtage
: partie de la toiture reliant horizontalement les
extrémités supérieures de ses versants.
Faîtière (tuile) : tuile
spécialement conçue pour le recouvrement
du faîtage. Les faîtières en tige
de botte étaient posées à faible
recouvrement, puis maçonnées (pigeonnées)
au mortier de chaux hydraulique.
Ferme : assemblage de pièces de bois ou
de métal triangulées, posé à intervalles
réguliers pour supporter les versants d’une toiture.
Fermette : petite ferme posée à intervalles
très rapprochés. Elles sont souvent préfabriquées.
Frise : bande plane décorée, soulignant
parfois les corniches ou les soubassements.
Fronton : partie triangulaire couronnant la façade
de certains bâtiments. |
Les
éléments de la modénature .
(survolez
l'illustration ci-dessous pour faire apparaître
les informations) |
 |
 |
 |
|
| haut
de page |
| G |
Galerie
: espace couvert en longueur.
Génoise : corniche constituée
d’un ou de plusieurs rangs de tuiles, éventuellement
alternées avec des rangs de briques.
Gouttereau (mur) : mur portant une gouttière
ou un chéneau, situé sous le versant du toit opposé au
pignon.
Gouttière : petit canal recueillant les
eaux de pluie à la base d’un toit pour les conduire à la
descente d’eau, constitué de cuivre, de zinc, ou de
PVC, selon les moyens des propriétaires. |
| haut
de page |
| H |
Hameau
: petit groupe isolé de maisons rurales. Le
terme «hameau» sous-entend un groupement plus petit
que celui de «village». En Vendée, les deux
termes ont souvent la même signification.
Huisserie : partie fixe constituant
le cadre des ouvertures. |
| haut
de page |
| I |
| Ilot
: groupe de maisons délimité par les
rues l’entourant. |
| haut
de page |
| J |
Jambage
: élément vertical situé de part
et d’autre d’un percement et qui sert à supporter
le linteau. La pierre et la brique étaient souvent mises
en oeuvre pour réaliser ces pièces de maçonnerie,
qui devaient être bien assises pour soutenir le linteau.
Leur mise en évidence contribue également au
décor. |
| haut
de page |
| L |
Lait
de chaux : chaux aérienne diluée dans
l’eau. Sert de badigeon.
Linteau : partie horizontale qui sert à soutenir
le mur au-dessus d’un percement. Il peut être
de bois, de pierre, de brique, de métal ou de
béton. Dans les murs épais, le linteau
est souvent double et peut être constitué de
deux matériaux différents. Le linteau
affleure le nu du mur extérieur afin de ne pas
retenir l’eau de pluie.
Liteau : pièce de bois de section carrée,
placée horizontalement pour supporter les tuiles ou les
ardoises. |
Les
différents types de tuile. |
| |
| • tuile canal sur liteau |
• tuile canal sur
volige |
|
 |
 |
 |
| • tuile romane et tuile romane
canal |
• tuiles romanes assemblées |
• tuile à cote (tuile
mécanique) |
 |
 |
 |
| |
|
|
|
| haut
de page |
| M |
Maillage
de haies : quadrillage de haies, plus ou moins continu,
délimitant les parcelles agricoles. Le maillage est
qualifié de dense quand la continuité est bonne
et les parcelles petites. Dans le cas inverse, il est qualifié de
lâche.
Maître d’œuvre : personne qui conçoit
et dirige un projet à la demande d’un maître
d’ouvrage (conception, technique et savoir-faire).
Maître d’ouvrage : commanditaire d’un
projet (moyens financiers et besoins).
Maraîchin(e) : qui se rapporte aux marais poitevin
et breton.
Mégalithe : pierre de grande taille, utilisée
pour ériger des édifices préhistoriques. Les
menhirs sont un seul mégalithe, les dolmens et cromlechs
en sont des assemblages.
Modénature : ensemble des profils ou des
moulures d’un édifice: leur proportion, leur disposition.
De nombreux éléments, qui apparaissent comme décor
sur les façades en pierres taillées, ont avant tout
une fonction technique, structurelle ou de protection du mur contre
les écoulements d’eau.
Moellons : pierres grossièrement taillées
ou non, de petites dimensions. Servaient à construire les
murs
et étaient généralement enduits.
Monolithe : pierre d’un seul bloc.
Mortier : mélange constitué de sable et
d’un liant (la chaux par exemple), servant à lier
différents éléments. |
| haut
de page |
| N |
Néolithique
: (étymologie: pierre nouvelle) période
de la préhistoire aux changements sociaux et économiques
nombreux: domestication des animaux, sédentarisation,
amélioration des techniques et de l’outillage.
Nu (du mur) : surface du parement fini d’un
mur. |
| haut
de page |
| O |
| Oculus
: petite baie circulaire ou ovale, sans fenêtre,
ménagée dans un mur. Cette ouverture est très
présente sur certaines granges pour l’éclairage
et la ventilation. Entourée de brique ou de tuffeau,
elle est souvent axée sur les entrées ou les
pignons. |
| haut
de page |
| P |
Pan
: face d’un ouvrage de maçonnerie ou
d’un toit.
Parement : matériaux de construction:
pierre, brique, bois, moellon, etc... visibles en façade.
Parement (mise en oeuvre) : voir sur lit.
Percement : ouverture ou passage dans un mur.
Pierre sèche : appareillage traditionnel
d’une maçonnerie constituée de pierres posées
les unes sur les autres sans aucun mortier.
Pierre vue : finition d’un mur où l’enduit
affleure le nu des pierres, de façon à n’en
laisser voir que les arêtes et les faces les plus saillantes.
Pigeonnée (tuile) : manière de bloquer
les tuiles au mortier de chaux pour éviter leur déplacement,
fréquent en site exposé et pour les tuiles de faîtage
et d’arêtier.
Pignon : partie triangulaire d’un mur qui
supporte les deux versants d’un toit. Par extension, mur
qui supporte le pignon, en opposition au mur situé sous
le versant, le mur gouttereau.
Placage : revêtement d’une surface
par un matériau plus résistant ou plus précieux.
PVC : Poly Chlorure de Vinyle, plastique d’usage
courant pour les volets. Le PVC est prisé pour sa facilité
de mise en oeuvre et son peu d’entretien. Généralement
utilisé blanc, sa version colorée, plus esthétique,
se rencontre de plus en plus. |
survolez
l'illustration ci-dessous pour faire apparaître les
informations |
 |
 |
 |
 |
|
| haut
de page |
| R |
RAL
: norme européenne de référence
des couleurs à laquelle tous les fabricants de peintures
et de matériaux colorés font référence.
Ria : bras de mer entrant dans les terres à l’embouchure
d’un cours d’eau. |
| haut
de page |
| S |
Saumâtre
: se dit d’un milieu où la teneur en
sel est plus élevée que la moyenne.
Soubassement : partie inférieure
d’un mur. En façade, le soubassement
est souvent traité, jusqu’à hauteur
des appuis de fenêtre, de façon plus
robuste que le reste du parement, pour conforter
l’assise d’un mur et le protéger
des dégradations. Cette distinction de matériaux
ou de traitement interfère dans la composition
et l’esthétique de la façade.
Souche de cheminée : partie
d’un conduit de fumée en maçonnerie
qui émerge au-dessus de la couverture.
Sur lit (mise en oeuvre) : construction
d’un mur de pierres, où celles-ci sont
disposées selon la cohérence de l’accolement
de leurs faces inférieures et supérieures.
A l’inverse, la mise en oeuvre en parement
prend en compte l’aspect visuel de la façade,
ce qui implique
des mortiers à prise plus forte.
|
| haut
de page |
| T |
Talweg
: ligne joignant les points les plus bas du fond d’une
vallée.
Tuile en terre cuite : utilisée
couramment dans l’architecture vendéenne,
elle est utilisée pour des pentes de 28 à 35
%. Selon leur emplacement, on distingue les tuiles
de courant, face concave vers le haut où court
l’eau et les tuiles de couvrant, face convexe
vers le haut qui sont les plus vues.
• tuile
canal : elle correspond aux types tuile creuse, tuile ronde
et tuile tige de botte.
Munie
d’ergots, elle est alors appelée tuile canal à verrou.
• tuile
stop : tuile de courant plate.
• tuile
romane : tuile constituant le courant et le couvrant d’un
seul bloc.
• tuile
romane canal : tuile romane renforcée en son milieu
par un bourrelet.
Tout-venant : mélange brut des moellons,
tels qu’ils ont été extraits d’une
carrière et assemblés pour constituer le mur. |
| haut
de page |
| V |
| Volige
: planches de bois, qui, posées en continu,
supportent les tuiles ou les ardoises. La pose sur volige est
plus stable que la pose sur liteaux (tasseaux de bois), mais
aussi plus coûteuse. |
|